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Le Président du Rassemblement du
Peuple de Guinée -RPG- était à Bruxelles le 1 avril 2009,en sa qualité
d'invité spécial du Forum Global Progressiste que le parti socialiste
européen a organisé les 2 et 3 avril 2009 au Parlement Européen au cours
duquel l'homme politique guinéen a fait une communication. |
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On dit que la parole s'envole, que les écrits restent; il n'est point besoin d'insister sur cet aphorisme, et il explique le peu de crédit que l'on accorde en général aux sources orales comme documents historiques. Si la transmission par la voix des choses anciennes est sujette aux déformations, il n'en reste pas moins vrai que pour un pays comme l'Afrique Noire où l'écriture a eu peu d'influence, l'Historien doit en tenir compte; les formules plusieurs fois séculaires que les traditionalistes se transmettent de génération en génération ne sont pas dépourvues de valeur historique surtout quand on sait que cette tradition est l'objet d'un enseignement soigneusement organisé. En Afrique Noire, il faut faire la distinction entre la tradition populaire, véhicule des légendes historiques, et ce que nous appellerons « la tradition-archives » : celle-ci pour l'Ouest Africain est détenue par ceux que l'on appelle communément « Griots ». Autrefois dans les Cours Royales, le Griot a joué le rôle du chancelier; l'homme qui possède tous les documents sur les façons et les traditions des Rois et qui les dit au Roi de vive voix ; le Griot a été le livre vivant des souverains de l'Ouest Africain. En Afrique Noire, la parole, la voix humaine a un grand pouvoir; sa maîtrise n'est pas donnée à tout le monde et les griots sont précisément ceux qui cultivent la parole. Dans les pays manding, dans chaque village il y a un griot qui tient pour ainsi dire la chaire d'histoire du village, on l'appelle « Belen-Tigi » c'est lui qui connaît toute l'histoire du village et de la région que son prédécesseur lui a enseigné pendant de longues années ; le « Belen-Tigi » connaît l'histoire de toutes les tribus qui peuplent sa « province », il connaît la liste des chefs qui se sont succédés depuis un temps très lointain. Plus souvent on trouve par province un village de griots et c'est là où se trouve le « Belen-Tigi » ; dans chaque province, il y a un village des Anciens, la fondation la plus ancienne où se conserve également la tradition historique de la province. Le
« Belen-Tigi», dès qu'il est désigné se choisit un successeur qui commence à
recevoir son enseignement oral ; le « Belen-Tigi » prend la parole aux grandes
occasions quand par exemple, meurt le doyen d'âge du village, c'est l'occasion
de raconter l'histoire du village, de sa fondation, de l'occupation de toute la
province ; cependant il n'entre dans le détail de l'histoire des Rois ou des
Chefs que devant un cercle restreint de notables. Cette « tradition-archives »
est ainsi le monopole des griots ; l'enseignement du « Belen Tigi » dure
plusieurs années ; d'après nos enquêtes il semble que la première phase de cet
enseignement porte sur la récitation par coeur des longues listes généalogiques
des princes et qu'ensuite par tranches on meuble cette liste en mettant devant
les grands noms les faits notables du règne. KangabaCette ville a été le dernier refuge des Empereurs de Mali au XVIle siècle quand les Bambaras de Ségou se furent constitués en royaume indépendant contre Mali et eurent mis en échec l'Empereur devant la ville de Ségou. Près de Kangaba que l'on appelle plus communément Kaba, le village de Keyla habité par les Griots Diabaté ou Dioubaté est devenu le centre « traditionaliste » par excellence. Des griots viennent du Soudan, du Sénégal, de la Guinée pour écouter l'enseignement des Diabaté. Destiné à des gens déjà formés à la parole, cet enseignement peut durer de six à douze mois ; on peut toujours rester davantage, si on le désire. Ceux qui ne peuvent payer les Maîtres en argent séjournent au moins pendant les mois d'hivernage et travaillent dans les champs de ces « doctes campagnards ». L'enseignement de l'histoire est intimement associé à l'Art oratoire ; ainsi les maîtres donnent la parole aux griots étudiants au cours de petites cérémonies pour les exercer. Source: http://www.guinee.net/etat/institutions/eduRech/publications/rechAfric/1959/remma.html#n1
Les
peuples de cet extraordinaire creuset de musiques - Malinké, Bambara, Soninké, Peuls, Dioulas, etc. - ont enrichi, chacun
à leur manière, un fond traditionnel musical raffiné, aussi puissamment ancré
dans une même culture ancestrale qu'un tronc de baobab dans la terre de la
savane. Conteur,
poète et musicien, le Djéli
remplit aussi les fonctions d'historien généalogiste des grandes familles, de
chroniqueur de guerre, de conseiller, de diplomate, de gardien des us et
coutumes... Si le Djeli n'a plus vraiment sa place dans la société
contemporaine, le trésor musical constitué par sa caste au long des siècles
irrigue, et pour longtemps encore, l'inspiration des musiciens |
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