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Les peuples de cet extraordinaire creuset de
musiques - Malinké, Bambara, Soninké, Peuls, Dioulas, etc. - ont enrichi, chacun
à leur manière, un fond traditionnel musical raffiné, aussi puissamment ancré
dans une même culture ancestrale qu'un tronc de baobab dans la terre de la
savane. Depuis le XIIIème siècle, la caste des Djéli ou Diali (griots) est
attachée à celle des Horon (nobles). Conteur, poète et musicien, le Djéli
remplit aussi les fonctions d'historien généalogiste des grandes familles, de
chroniqueur de guerre, de conseiller, de diplomate, de gardien des us et
coutumes... Si le Djeli n'a plus vraiment sa place dans la société
contemporaine, le trésor musical constitué par sa caste au long des siècles
irrigue, et pour longtemps encore, l'inspiration des musiciens.
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Guinée : Dunyakan ( "la voix du monde")
N'Faly Kouyaté
Originaire du Pays mandingue (région
d'Afrique de l'Ouest englobant la Guinée, le Sénégal, le Mali et la Gambie), le
Guinéen N'Faly Kouyaté, fils d'un konkoba (titre prestigieux réservé aux
maîtres du patrimoine mandingue) appartient à la longue lignée des griots.
Auteur-compositeur, joueur de kora (un instrument dont la sonorité rappelle
celle de la harpe),conteur et ménestrel, il connait un succès retentissant dans
toute l'Afrique de l'Ouest.
Formé dans la plus grande rigueur des artistes traditionnels d'Afrique de
l'Ouest, il s'ouvre néanmoins très tôt à d'autres courants musicaux (world
music, jazz,...).
il offre des concerts très personnels où il marie des airs traditionnels et ses
propres compositions.
Membre de l'Afro-Celt Sound System lancé par le label Realworld,
il se produit depuis 1996 avec son groupe Dunyankan ( "la voix du monde"
).
Inspiré du riche fond musical de Guinée-Conakry, la musique de Dunyakan scelle
la rencontre entre les instruments traditionnels (djembé, kora, balafon) et la
contrebasse dans une combinaison qui associe harmonies du jazz et les rythmes
Africains.
Site de l'artiste :
http://www.dunyakan.be.tf
Source : Le monde en scène (Communauté
française Wallonie-Bruxelles)
Mali : Mali-Sadio

Mao Sylla
Ce groupe a été créé par l'artiste Malien Mao Sylla.
Né à Bamako en 1968, Mao est issu d'une famille de griots.
En contact direct dès son plus jeune âge avec la tradition, il est initié au
djembé et aux tambours basses par Moussa Sacko.
Il joue avec de nombreux artistes Maliens dont Toumani Diabaté qu'il
accompagne au cours de ses tournées en Europe.
Depuis quelques années, Mao Sylla résident à Bruxelles ( Belgique ) avec son
propre groupe...
Info-Contact-Management :
http://www.africadence.com/mali_sadio.htm
L'Épopée du Mandingue vol. 1 & vol. 2

Parmi les plus beaux témoignages de cette
musique "classique" mandingue jouée et chantée dans l'intimité des palais depuis
le XVIème siècle, âge d'or de l'empire du Mandé, ces deux disques sont
indispensables dans une discothèque de musique africaine. Sory Kandia fait
partie de la grande lignée de griots Kouyaté, descendants de Bala Fasséké
Kouyaté, premier djeli (ou jali) du Mandé, qui devint le griot attitré de
l'empereur Sunjata (ou Soundiata) Keïta. La légende veut que le forgeron
Soumaworo Kanté, roi du Sosso et ennemi de Sunjata, lui ait donné le nom de
Kouyaté, c'est à dire "il y a un secret entre nous". Accompagnée d'un balafon,
d'un bolon (petite harpe basse) et d'une kora, la voix de Sory Kandia au timbre
clair, à la portée sans limite, aux variations splendidement maîtrisées, révèle
la poésie des hymnes et du récit des hauts faits de bravoure, la geste des
grands princes et les légendes du peuple. Réalisés en 1970 par la maison de
disques d'État Syliphone, ces enregistrements constituent un trésor culturel du
patrimoine mandingue.
bolibana
42037-2 & 42038-2

Guinée : Anthologie du Balafon
El Hadj Djeli Sory Kouyate
Le bala (balafon désignant plus
particulièrement le joueur de bala) est le premier instrument du djeli. L'épopée
raconte que le roi du Mandé, Dangaran Tuma, frère aîné de Sunjata Keïta, ayant
chassé son jeune frère jugé trop dangereux, envoya son djeli nouer alliance avec
le roi Soumaworo Kanté. Dans une case déserte, le djeli découvrit le bala de
Soumaworo. Son gardien, l'épervier, finit par lui permettre de jouer de
l'instrument sacré, lui laissant deux mailloches. Les sons symboliques de ce Djo
(objet d'adoration) de Soumaworo attirèrent le roi. Furieux, il fondit sur le
djeli qui, pris d'une grande frayeur, se mit à chanter ses louanges, ce qui eut
pour effet d'apaiser le souverain. C'est alors qu'il lui donna son nom de
Kouyaté. Depuis neuf siècles, ce Sosso-Bala est précieusement conservé au
village de Niagassola. C'est sur les vingt deux lames du bala spécialement
construit pour lui (il en comporte généralement entre dix sept et vingt et une)
que El Hadj Djeli Sory Kouyaté égrène ici sa science approfondie des airs
anciens avec l'aisance d'un jeu inégalé.
Buda
Records
92520-2 & 92534-2 & 92535-2

Regard sur le Passé
Bembeya Jazz National
À l'indépendance de la Guinée,
proclamée fin 1958, Sékou Touré veut redonner confiance au peuple en valorisant
sa culture. Des orchestres modernes se constituent dans toutes les villes. Lors
de sa fondation en 1961 à Beya, le Bembeya Jazz regroupe deux saxos, deux
trompettes, une clarinette et une contrebasse. Bientôt rejoint par le guitariste
électrique vedette Sékou Diabaté, dit "Diamond Fingers", puis par le chanteur
Demba Camara, future idole d'Afrique de l'Ouest qui mourra en 1973, le groupe
obtient rapidement un statut national. Jaloux, leurs rivaux incitent le bureau
politique du parti unique à faire concourir les ensembles nationaux sur un thème
historique. Créé au Palais du Peuple de Conakry en 1967 et enregistré en 1968,
"Regard sur le Passé" retrace la vie héroïque de Samory Touré, refondateur d'un
puissant royaume mandingue en 1870 qui livra un combat incessant à l'envahisseur
colonial de 1880 à 1898. Cette belle et longue pièce, incluant des airs
traditionnels de griots consacrés à Samory adaptés aux instruments modernes,
propulse le groupe au faîte de son succès et rend ce disque absolument
incontournable.
Bolibana
42064-2
Musiques du Mali, vol.3 & vol.4

divers artistes
Extraite de la production malienne des années
1965 à 1980, cette fine sélection présentant les artistes les plus vénérés
comble les amateurs. La voix de Sira Mory Diabate, implacablement chargée de
science ancienne, résonne dans un extrait inédit des archives de Radio Mali.
Première de toutes les grandes griotes du pays, elle descend en ligne directe
des griots du souverain Soundiata Keïta. Autre personnage prestigieux aux
enregistrements introuvables, le vieux Sidiki Diabate développe de nobles
mélodies sur les cordes de sa kora. Nul comme lui ne parvient à exprimer les
splendeurs de la civilisation mandingue en quelques notes claires. Fanta Damba,
deuxième dame de la tradition griotique, ou la chanteuse aveugle Banzoumana
Sissoko, dont la voix a toujours précédé l'annonce d'événements graves à la
radio nationale, interprètent (et avec quelle majesté !) légendes et épopées.
Ici est révélée l'insondable richesse musicale des Bambara de Ségou, influencés
par les mélodies pentatoniques et les techniques vocales des peuples du Nord ;
des Peul du Macina aux accents légers et poétiques ; des Songhaï de la boucle du
Niger aux chaloupantes syncopes ; des Kassonké ; des Sénoufo... Témoignage d'une
vitalité culturelle stimulée par l'indépendance, la musique quasi symphonique
des orchestres régionaux de Ségou, de Mopti ou de Kayes, tente de rivaliser avec
l'impressionnante maîtrise de l'Ensemble instrumental du Mali au prestige
inégalé. Le tableau est complété par ces groupes modernes qui firent danser le
Mali des années 70 aux sons de leurs guitares électriques et sections de
cuivres. Ainsi le Kenestar au style lancinant et le Rail Band, quintessence de
la musique urbaine africaine soumise aux influences internationales, entraîné en
1974 par le jeune Mory Kanté dans une version à la James Brown de "Moko Jolo",
titre repris par le griot électrique sur son album Nongo Village en 1993. Cette
compilation sans équivalent, produite et réalisée par Ibrahima Sylla, révélateur
de talents africains pour le marché occidental, dont Salif Keïta, est un
véritable festival dont on reste ébloui. Elle est magnifiquement complétée par
le coffret vol.1 & vol.2.
Sylla
Productions 38902.2
The Mansa Of Mali... A
Retrospective

Salif Keïta
Le magnifique album Soro (1987) représente
incontestablement le pivot de la carrière de Salif Keïta. Il fit de lui un
artiste unanimement salué dans les sphères éclairées du show business. Alors
pourquoi le choix de cette compilation ? Parce qu'elle contient trois des six
morceaux de cet album mythique - notamment le sublime "Sanni Kegniba", dont la
charge émotionnelle ne parvient pas à s'émousser malgré les écoutes répétées.
Parce que l'on peut évaluer la distance artistique qui sépare la production
africaine du chanteur - ici le majestueux "Mandjou" dédié au Président Sekou
Touré, enregistré à Abidjan en 1978 avec les Ambassadeurs, immense succès dans
toute l'Afrique - et celle issue de sa rencontre avec les musiciens occidentaux
(François Bréant, Jean-Philippe Rykiel, Joe Zawinul, Steve Hillage) utilisant
les nouvelles technologies appliquées à la musique. Enfin, parce que sur plus
d'une heure, ce disque privilégie les tubes à danser et certaines plages moins
connues mais fort belles créées pour les besoins du film de Patrick Grandperret
L'Enfant Lion. Un disque précieux.
Mango
162-539 937-2

Akwaba Beach
Mory Kante
Ce disque a transformé l'histoire de la musique africaine. Mory Kante est
un jeune griot apprécié
en Afrique de l'Ouest quand il s'installe à Paris en 1984. Personne, pas même
lui, ne se doute que, quatre ans plus tard, il accèdera au statut de star grâce
à "Yéké Yéké". Cette chanson, il la jouait sur le mode traditionnel à Abidjan au
début des années 80. Une telle version existe sur son premier album français de
1984, Mory Kante à Paris. Celle qu'il enregistre, en 1987, sur Akwaba Beach est
suraccélérée, traîtée avec le nec plus ultra de la technologie des studios. De
juin 1988 à février 1989, l'album se classe dans les hit-parades de douze pays
et, dans huit d'entre eux, parmi les cinq premiers. Les ventes de 45 tours
frisent le million, la moitié pour les albums, percée extraordinaire pour un
artiste africain dans le show business international. Une frénésie s'empare des
producteurs. Tous veulent leur "Yéké Yéké". Mais le challenge reste ouvert :
personne n'a encore égalé le succès planétaire de Mory Kante avec Akwaba Beach !
Barclay
833 119-2

Association Mandingue du Benelux
*:rue de la fraternité, 4 - 1030 Bruxelles ( Belgique )
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+32 (02) 2174453
7: +32 (02)2234583
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Dernière modification :
02 juin 2009
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